Pastéis de nata, les meilleures pâtisseries au monde.

Belém, c’est le quartier de Lisbonne d’où sont partis les grand explorateurs portugais, tels que Vasco de Gama en 1497. Ce faubourg est connu pour sa Torre de Belém, le Mosteiro dos Jerónimos (Monastère des Hiéronymites) du début de XVIe siècle en style manuélin, pour son impressionnant Centro Cultural. Et, surtout, pour ses Pastéis.

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Le Centro Cultural face au Mosteiro dos Jerónimos à Belém (2016).

Depuis 1837, la Fábrica dos pastéis de Belém prépare ces pâtisseries selon la recette traditionnelle (et secrète) héritée du Monastère des Hiéronymites.

Au centre de Lisbonne, au coin de la Praça Luís de Camões dans le quartier du Chiado, la pastelaria Manteigaria figure parmi les meilleures alternatives pour goûter ces pastéis de nata.

Avec leur flan et leur fine pâte croustillante, saupoudrées de cannelle et d’un soupçon de sucre glace, ces petites tartelettes sont une véritable tuerie. À savourer tiède, et de préférence sur place.

Le quotidien The Guardian a d’ailleurs classé, dans un article de 2009, les Pastéis parmi les cinquante meilleures spécialités culinaires au monde.

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Préparation des pastéis de nata dans la boutique portuane de Manteigaria. – Rua de Alexandre Braga 24, 4000-049 Porto.

 

 

Ma découverte du cépage carménère, au Mundo Vino, wine bar hutois.

Mundo Vino, un wine bar à l’extrémité de la Grand Place à Huy. Une belle découverte. L’accueil par le gérant, Samuel Dulieu, est chaleureux et décontractée. Je goûte un Pukina, accompagné d’une assiette de charcuterie préparée sur place, du pain et une tapenade bio artisanale assez prodigieuse.

Une très belle surprise, ce Pukina, vino tinto biologique de la región vitícola del Valle Central au Chili et élaboré à partir de Cabernet Sauvignon, Syrah et Carmenere.

Carmenere ? Cépage « oublié » d’origine bordelaise, de la famille des cabernets, le Carmenere avait disparu de la Gironde, suite aux ravages causés par le phylloxera au dix-neuvième siècle. Jusqu’à ce qu’un pied de vigne soit redécouvert en 1991 au Chili par Claude Valat, œnologue français de l’université de Montpellier. L’histoire insolite du Carmenere est retracée par les journalistes Patrick Bard et Marie-Berthe Ferrer dans cet article du Monde, publié en 2010.

Le Carmenere est réintroduit en France depuis une vingtaine d’année où sa culture n’occupe que seuls quelques dizaines d’hectares. Il est également cultivé au Pérou, dans la Cordillère des Andes, en Californie, en Italie et en Argentine.

Et, dans mon verre de Pukina, je trouve que les arômes de fruits mûrs et les saveurs épicées du Carmenere se marient particulièrement bien avec celles de la Syrah.

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Mundo Vino. – Grand place, Huy 4500, Belgique.

Le graal des brunchs chez O Ninho.

Des œufs, du lard, des tomates au thym, des haricots blancs. Et des toasts au cottage cheese, avec de la ciboulette. Le graal des brunchs, avec de très belles nuances dans les saveurs. La surprise sympathique, ce petit resto à la déco élégante. Un peu à l’écart, dans une des rues de l’Alfama, qui serpente autour du Castelo de São Jorge, l’ambiance y est tranquille. Zen, presque. Et on y parle français, en plus. Maravilhoso ! 

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O Ninho. – R. São Cristóvão 17-19, 1100-514 Lisboa, Portugal.

Atalho Real.

De la viande à se damner. Une ambiance chaleureuse et décontractée. Le tout dans les caves voûtées du Embaixada, concept-store hype installé dans l’ancien palais Ribeiro da Cunha, dans le quartier de Príncipe Real. J’y ai goûté un wagyū. Parfait. Accompagné d’un délicieux Adega de Borba Reserva 2013. Une adresse à retenir – et, vu l’affluence, sans doute pas inutile de réserver.

Atalho Real. – Calcada do Patriarcal 40, Lisbonne.

Currywurst liboète.

Manger une currywurst à Lisbonne, c’est décalé. Décadent, presque. Pourtant, ce serait une erreur de passer à côté du Kaffeehaus. Une brasserie autrichienne, un peu branchouille attitude mais néanmoins décontractée. Le service est un rien nonchalant mais c’est drôlement agréable de traîner en terrasse. Les potato wedges sont divinement savoureuses.

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Kaffeehaus. – Rua Anchieta 3, 1200-023 Lisboa, Portugal.

Brûlerie portuane.

Combi, c’est, à la base, un coffee truck – un projet lancé il y a quelques années par trois Portuans. Aujourd’hui, c’est aussi une sympathique petite brûlerie, installée dans un ancien garage, au sud du quartier de Bolhão, à Porto. On y déguste du specialty coffee fraîchement torréfié, dont du café filtre – V60 ou Aeropress – ainsi que smoothies et pâtisseries. Excellent!

Combi coffe in Porto © Quanah Zimmerman

Combi Coffe. – Rua Morgado Mateus nº29, 4000-334 Porto, Portugal.

À Porto, le street art revitalise l’espace urbain.

Frederico Draw réalise des fresques murales gigantesques, à l’aérosol, avec une esthétique toute personnelle. Il s’agit souvent de visages anonymes, comme ce portrait qui surplombe le Douro, visible à partir du Ponte Luís I.

L’artiste portuan, de son vrai nom Frederico Soares Campos (1988), est un membre actif du Colectivo RUA, collectif d’artistes créé en 2006 à Porto, qui mixe graffiti, graphisme, illustration, photographie, sculpture et musique. Diplômé de la faculté d’architecture de l’Université de Porto en 2013, Frederico Soares Campo est également le directeur artistique de PUTRICA – Propostas Urbanas Temporárias de Reabilitação e Intervenção Cultural e Artística (la réhabilitation temporaire de l’espace urbain par la culture et l’art). L’objectif de PUTRICA est de revitaliser de certains quartiers en leur apportant, grâce au street art, une valeur culturelle et artistique.